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Actualités professionnelles
« Le Réseau des Epiciers du Massif Central.com »
La présence d’une offre marchande et de services de proximité, est un élément de la dynamique économique et sociale des territoires ruraux.
Toutefois, cette offre doit être sans cesse maintenue à un haut niveau de qualité, d’une part pour répondre aux exigences accrues des consommateurs, d’autre part pour faire face à la pression de la concurrence (commerce « organisé » des centres urbains, vente par correspondance), et désormais commerce électronique, afin de maîtriser l’évasion commerciale.
Le projet vise à élaborer et à mettre en œuvre une solution de commerce électronique, fédérant les acteurs indépendants du commerce alimentaire de proximité des territoires ruraux du Massif Central.
L’ensemble de cette action expérimentale vise à :
•constituer un levier de redynamisation et de réorganisation de la filière traditionnelle,
•promouvoir les services que ces chefs d’entreprise rendent déjà aux consommateurs (prises de commandes par téléphone, livraisons à domicile, tournées),
•contribuer à la qualification et à la valorisation de l’offre des territoires ruraux.
Ce projet s’inscrit dans la continuité des actions déjà conduites par l’UCCIMAC, auprès des acteurs des réseaux de la filière (détaillants indépendants et grossistes) du commerce alimentaire de proximité du Massif Central :
•guide opérationnel du magasin de proximité en milieu rural (1995),
•expérimentations pour l’approvisionnement de magasins de proximité (1997-2000),
•élaboration du cahier des charges et mise en œuvre d’une solution informatique connectée entre détaillants et grossistes (1999-2000),
•création de magasins-école chez des détaillants indépendants de proximité (2000-2001),
•élaboration d’un logiciel de marchandisage et de gestion tarifaire (MAGETA©) à l’usage des détaillants de proximité et des grossistes (2001-2004),
•étude sur le commerce électronique et la distribution de proximité en milieu rural (2004).
Les acteurs de la distribution de proximité en milieu rural ont déjà la pratique des services à la clientèle, mais ont besoin de structurer, d’organiser, de renforcer leurs réseaux, de professionnaliser leur offre marchande et de services, et de la rendre plus lisible, pour attirer et fidéliser les clients.
Un plan d’action en trois phases :
1.Etudes de marché préliminaires* : analyse de la demande auprès des clientèles cibles (résidents permanents et secondaires, rurbains, touristes) ; analyse de l’offre et des besoins auprès des acteurs de la proximité et identification des acteurs-pilotes volontaires du futur réseau ; étude de l’environnement (partenaires commerciaux et institutionnels).
Restitution auprès des acteurs. – Comité de pilotage d’étape : poursuite ou arrêt de l’opération.
Etudes de faisabilité de mise en œuvre* : analyse des implications juridiques directes et indirectes (projet de charte de réseau) ; élaboration et émission du cahier des charges fonctionnel du site ; analyse des réponses de prestataires informatiques potentiels ; analyse mercatique et financière de faisabilité ; élaboration d’un schéma organisationnel type. Restitution auprès des acteurs.
Post-analyse d’intention auprès des acteurs volontaires et motivés.
Co-financement : FISAC, FEDER Massif Central, UCCIMAC.
(durée prévisionnelle 18 mois), – Comité de pilotage final : arrêt de l’opération ou validation de la mise en œuvre des phases 2 et 3, sous réserve d’un nouveau soutien financier.
2.Mise en place des fondamentaux du projet, constitution du réseau d’acteurs et réalisation du site : finalisation des conditions juridiques, commerciales, logistiques ; signature de la charte du réseau ; cahier des charges technique informatique : validation des partenariats commerciaux et institutionnels ; constitution de l’offre marchande et de services ; définition de la communication ; réalisation du site ; formation des acteurs-pilotes ; mise en ligne du site ; administration, animation du site et communication.
(durée prévisionnelle 12 mois).
3.Expérimentation de la solution : analyse du trafic sur le site et pour les magasins-pilotes et développement de la communication ; amélioration de l’organisation, de l’offre marchande et de services ; analyse de lisibilité du site et de la satisfaction client ; tests et qualification du modèle économique ; promotion auprès d’autres détaillants ; déploiement de l’expérimentation ; animation du site ; évolutions du site.
(durée prévisionnelle 18 mois).
Validation des modalités d’un transfert éventuel aux acteurs (pérennisation).
Agri Emploi Auvergne Limousin : une démarche d’envergure pour développer l’emploi rural
Dans le Massif Central, l’Auvergne et le Limousin ont signé une convention interrégionale qui vise à développer l’accueil d’actifs dans les territoires ruraux, en facilitant la création d’emplois dans les très petites entreprises.
Dans ce cadre, la Fédération Régionale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FRSEA) a réalisé auprès de 2 000 exploitations laitières une étude de sensibilisation à la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC). Cette étude a mis en évidence des besoins accrus en main-d’œuvre qualifiée, mais également des difficultés à financer ce type d’emplois à l’année (et à temps plein).
La création de groupements d’employeurs (GE) semblait donc s’imposer, mais l’échelle locale semblait plus adaptée à l’emploi d’ouvriers polyvalents qu’à celui de personnes aux compétences plus pointues, dont la demande est plus diffuse sur les territoires. La FRSEA a donc souhaité mettre en place des GE départementaux.
En 2006, 6 GE « Agri Emploi » ont vu parallèlement le jour, dans le Cantal, la Corrèze, la Creuse, la Haute-Loire, de Puy de Dôme et la Haute-Vienne. Au 31 décembre 2006, les 6 GE avaient mis à disposition plus de 70 salariés, dont 34 en CDI. Dans un premier temps, les profils proposés sont majoritairement polyvalents, mais l’objectif est d’arriver à ce que chaque salarié possède ou développe un cœur de métier particulier, et quelques profils spécialisés sont déjà en poste (œnologue, agent d’alimentation, assistants administratifs…).
Même si le cœur de développement est l’agriculture, la démarche doit rapidement s’orienter vers la mise à disposition de compétences transversales à d’autres secteurs d’activité en milieu rural (artisanat, commerce, services à la personne…).Certains salariés sont dores et déjà mis à disposition de collectivités locales pour des travaux extérieurs ou de la maçonnerie paysagère.
D’autre part, la démarche se veut qualitative, notamment en matière de gestion des ressources humaines. Lorsqu’ils adhérent à l’un de ces GE, les employeurs sont donc dans l’obligation de suivre une session de formation-information qui aborde le droit du travail, les règles d’hygiène et de sécurité, et le management des salariés.
Un accompagnement financier dégressif sur trois ans* a permis d’embaucher un chef de projet dans chaque département, dont le poste devrait progressivement s’autofinancer. Ils bénéficient d’un plan de formation sur trois ans. En 2006, le thème abordé était celui de la construction de projet ; en 2007, ce sera la gestion des ressources humaines puis en 2008 la gestion des petites et moyennes entreprises.
Enfin, une plate-forme administrative a été mise en place pour mutualiser les frais administratifs des GE, dont l’objectif n’est pas de remplacer les GE existants mais de proposer une gestion externalisée des charges administratives.
Contact : FRSEA Auvergne Limousin, 05 55 21 54 61
*grâce à la Délégation Interministérielle à l’Aménagement et à la Compétitivité des Territoires (DIACT) du Massif Central, au Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, aux Régions Auvergne et Limousin, ainsi qu’à certains départements.
La valorisation des sessions d’accueil d’actifs en Massif central
Comment valoriser les sessions d’Accueil, dispositif favorisant l’Accueil de porteurs de projet en milieu rural ?
Cette étude a été réalisée en trois étapes : bilan, évaluation et transfert.
Les objectifs pour émettre des perspectives d’avenir quant à cet outil ont été :
•étudier le devenir des stagiaires,
•mettre l’accent sur les points forts et faiblesses du dispositif,
•préconiser des améliorations.
Puis, la transférabilité de ce dispositif a été envisagée par la réalisation d’une plaquette informative sur les sessions d’Accueil et la conception d’un guide méthodologique pour les organisateurs actuels et futurs.
Comment le bilan 2001-2006 des sessions d’accueil a t-il été établi ?
Il a été choisi d’enquêter les deux publics privilégiés : les stagiaires qui ont participé aux sessions d’Accueil et les organisateurs.
Entre 2001 et 2006, 25 sessions ont été réalisées. Elles ont accueilli 438 stagiaires. Chacun d’entre eux a reçu un courrier accompagnant un questionnaire.
Depuis la première session en 2001, 25 sessions d’Accueil ont été réalisées sur 9 départements et par 10 organisateurs différents. Afin d’être le plus exhaustif possible, il a été choisi de rencontrer tous les organisateurs.
Sur les 132 retours d’enquête, à ce jour, 30,3 % de ces stagiaires sont installés. Sur les 40 installations recensées, 34 se sont établies en Massif central.
86 % des stagiaires ayant répondu sont globalement satisfaits de la session et leur impression est bonne à très bonne pour 98 % d’entre eux. Cependant quelques manques apparaissent et il s’avère aujourd’hui nécessaire de travailler sur :
•un accompagnement plus personnalisé,
•un temps supplémentaire pour visiter les opportunités,
•un référencement des opportunités du territoire,
•un suivi,
•un temps d’échange ultérieur avec les intervenants et les stagiaires.
Les entretiens avec 5 installés permettent d’apporter des compléments :
Les temps forts:
-le forum en fin de session qui permet de poser des questions liées à son projet
-les temps d’échanges avec les personnes ayant réussi leur installation sur ce territoire qui donnent des conseils et rassurent sur la potentialité d’installation
Les manques:
-des échanges avec des nouveaux venus dans la même activité afin d’obtenir des conseils plus en adéquation avec leur projet
-la connaissance des projets du territoire, son évolution envisagée afin d’appréhender les perspectives possibles de leur projet
Quelles améliorations souhaitent les organisateurs sur les sessions ?
Accueil :
•mobiliser plus de candidats pour permettre une sélection adaptée aux attentes du territoire,
•mieux valoriser ce dispositif, en communiquant mieux sur les sessions à travers l’élaboration de supports de communication pour le grand public, les candidats, les partenaires potentiels, la presse et les institutionnels,
•privilégier une démarche volontaire des stagiaires, il ne faut en aucun cas créer une situation d’assistanat,
•uniformiser la participation aux frais des stagiaires et limiter le nombre de sessions dans l’année et par département afin d’éviter un clientélisme de la part des stagiaires.
Multisectorialité :
•formaliser le partenariat (amont – suivi – financement) afin d’établir le rôle de chacun dans la préparation, le financement, la communication, et le suivi des stagiaires, réparti entre partenaires selon les secteurs,
•diversifier le partenariat avec le tourisme et l’agri ruralité qui sont deux secteurs d’activité recherchés en milieu rural.
Territorialisation :
•systématiser le diagnostic afin de répertorier plus d’offres de reprise ou de création et de mieux connaître le territoire d’Accueil. Intégrer le diagnostic au budget de la session et définir le rôle de chaque partenaire afin de le systématiser,
•réfléchir à la pertinence de l’échelle du territoire car tout territoire ne constitue pas forcément une terre d’Accueil et une entité trop petite ou trop grande ne peut répondre aux attentes des nouveaux arrivants. L’échelle regroupant plusieurs intercommunalités de type pays semblerait être la plus pertinente,
•envisager des co-organisations Adasea–territoire car le premier possède les qualifications techniques sur l’organisation et l’installation agricole et le second a conscience des réalités de son territoire. De plus, une co-organisation permettrait de se répartir les tâches,
•solliciter de nouveaux financements (région, département, ...) : l’Accueil est de plus en plus inscrit dans les politiques publiques, c’est une opportunité pour y inscrire le financement des sessions.
Organisation :
•capitaliser, harmoniser, mutualiser les expériences, en réalisant une mise en réseau donnant accès à des documents communs et une base de données commune de préférence sous forme d’intranet.
•créer un guide méthodologique qui permettrait à tout organisateur de connaitre les différentes étapes d’l’organisation d’une session et de rendre ce dispositif transférable.
•ne pas négliger le temps de travail car il est souvent ajouté aux responsabilités courantes et représente une part d’autofinancement important.
Ces analyses confirment la possible pérennité des sessions à condition de mutualiser cet outil et de régulièrement l’évaluer pour s’assurer de sa pertinence.
Quelles sont les préconisations suite au bilan ?
Préconisations 2004:
-Augmenter le nombre de candidatures
-Mieux sélectionner les stagiaires
-Dresser un planning cadré et concerté de l’organisation
-Phaser les sessions dans le temps
-Définir un programme commun
-Optimiser les sources d’informations
-Uniformiser le suivi d’évaluation
-Systématiser le suivi
Préconisations 2007:
-Systématiser un diagnostic
-Etablir un plan de communication
-Mobiliser plus de candidats
-Mobiliser des partenaires
-Valoriser le dispositif
-Mutualiser l’existant
-Mise en réseau efficace
-Création d’un « guide méthodologique »
-Formaliser le partenariat
-Définir le rôle de chacun
-Diversifier : tourisme et agri ruralité
-Systématiser le suivi
Pourquoi et comment concevoir un guide méthodologique ?
Au cours des entretiens menés auprès des organisateurs, le manque de formalisation a été souvent évoqué surtout par ceux qui réalisaient leur première session. Le projet de création d’un guide méthodologique permettrait de mutualiser l’existant.
Contenu du guide (projet) :
•La Session : les objectifs sont explicités à partir de l’origine des sessions d’Accueil, les principes de réalisation et les trois concepts : accueil, territorialisation et multisectorialité.
•Avant la Session : la communication permettant de mobiliser partenaires et candidats, le partenariat avec une proposition de charte et des pistes de financement, le comité de pilotage et le rétroplanning ainsi que le diagnostic à réaliser et comment mobiliser et sélectionner des candidats.
•Pendant la Session : le contenu et le programme selon les objectifs de chacun, l’animation et les interventions et quelques conseils sur l’organisation logistique.
•Après la Session : l’évaluation auprès des stagiaires, le bilan avec les partenaires, le suivi avec la proposition d’une charte de suivi qui engage les deux signataires : porteur de projet et technicien et les atouts d’une mise en réseau des organisateurs.
•Contacts utiles : liste non exhaustive des principaux contacts concernant l’information, l’accompagnement technique et financier sur le territoire.
Outil d'évaluation
L’Association Créer et Vivre en Massif central engage une réflexion sur la construction d’outil d’évaluation des dispositifs en faveur de l’accueil de nouvelles populations.
Cet outil est à destination des territoires du Massif central, il a pour objectif de :
- contribuer à l’élaboration d’une action et d’aider à la décision (évaluation ex-ante),
- contribuer à l’amélioration des actions existantes en permettant une évaluation de celles-ci (évaluation ex-post).
La démarche :
L’Association ne se positionne pas comme un « expert » pour évaluer les dispositifs en faveur de l’accueil de nouvelles populations, il s’agit bien là d’entamer une réflexion collective mobilisant plusieurs partenaires dans le cadre d’un comité de pilotage pour favoriser l’échange d’expériences.
En outre, l’Association Créer et Vivre en Massif central souhaite d’établir un lien privilégié avec deux ou trois territoires (Communauté de communes, Pays, P.N.R., Département…) afin qu’ils puissent participer à la réflexion sur la construction de cet outil en tant que territoires pilotes. Cela permettra d’analyser et d’améliorer l’outil qui doit être au plus proche des attentes et des besoins des structures, des agents de développement, des chargés de missions…
L’Association recherche des expériences, des documents abordant l’évaluation d’initiatives en faveur de l’accueil de nouvelles populations.
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